En petite foulée

20 août 2017

Une belle fille comme moi - par C

Le miroir, le panneau dans lequel ne pas tomber quand on a passé la nuit à pleurer.

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Tout va bien (rattrapage)... - par C

...mais est-ce vraiment rattrapable?

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18 août 2017

Quelques messieurs trop tranquilles - par C

Je ne voudrais pas avoir l'air de me regarder le nombril,

qui est déjà en ce moment dans tous ses états,

mais ces messieurs m'ont paru bien tranquilles

quand j'ai tenté de décharger 6kg d'eau de mon cabas.

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17 août 2017

Nous ne vieillirons pas ensemble - par C

Je viens de finir le bouquin de McInerney, 'Trente ans et des poussières'.

Punaise, si les deux personnages principaux arrivent à vieillir ensemble au bout de trois tomes de 657 pages chacun, sur cinq décennies de shoot à l'héro et de Junkieland je te trompe mais t'as commencé la première et avec mon meilleur pote celui qui est mort du sida, ben crotte alors! Ce serait bien le diable que l'Homme et moi n'arrivions pas à nous réconcilier sur l'affaire du barbecue manqué!

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06 juillet 2017

Par "C" : Quelle Joie de vivre

Je m'étonne de ce que dans un pays à la politique aussi clairement nataliste, il y ait si peu de magasins de vêtements de grossesse.

Madame l'aguicheuse, Madame la coquette, Madame la superficielle, celle qu'on interpelle dans toutes les pubs et qu'on essaie d'hypnotiser par tous les tubes de rouge à lèvre possible, est-ce qu'une fois en cloque, c'est bon, office rempli, plus besoin de t'emballer d'un beau noeud rose, tu peux aller couver ton oeuf dans ton coin vêtue d'une serpillère, tout le monde s'en fout, et accomplir ton devoir de mère fournisseuse officielle de matériau brut pour la patrie?

Quelle joie de vivre dans une nation aussi tournée vers la beauté intérieure!

 

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04 juillet 2017

Par"H" : Les bonnes femmes

Consigne du 3 juin

Des femmes il y en a plein, mais les bonnes femmes chez moi,  on les  croisent  rue du Mexique, ou place du grand Socco.  Elles trainent à leur suite à chacune de leurs sorties  leurs  morveux piailleurs dans les poussettes, leurs petites pisseuses qui ne se sont pas encore décidées à s’enfoularder comme leur mère,  ainsi que les filles en âge de se marier et qu’on expose dans l’espoir de voir affluer les prétendants.

Les plus jeunes, petites ados pas encore très formées sont autorisées à s’habiller court et  à se serrer un maximum dans tout ce qui est portable et moulant.
Sursis accordé et pris au pied de la lettre,  comme l'ivrogne qui s'éclate avant qu'arrive le mois de ramadan.

Quant aux futures bonnes femmes, les « prêtes à marier » actuelles, elles  se meuvent lascivement, la tête soigneusement couverte mais le postérieur prometteur, bien mis en relief à chaque pas, par un rebondissement calculé,  sous un jean ou sous une jellaba peu importe, l’essentiel étant de le faire parler, de lui donner de la vie, de lancer des appels code-phares  dans  ce grand domaine mixte et excitant qu’est la rue.

Si la concordance des temps et le théorème de Thalès les ont peu touchées en classe,  elles ont par contre parfaitement assimilé le fait que les hommes en général sont plus sensibles à la performance d’un déhanchement qu’à une quelconque performance cérébrale.

 

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03 juillet 2017

Par "C" : Les Bonnes Femmes

Il n'y a quand même que les mecs pour faire résonner un adjectif positif comme une insulte. Quand il s'agit des femmes, tous les clichés sont bons!

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Par C: A bout de souffle (rattrapage)

Il marche sur les quais de Seine. Le vent soulève les feuilles mortes pour les jeter dans le fleuve, les passants revivent après la canicule du mois d'août. Une petite fille s'immobilise, dos au vent, pour faire gonfler sa jupe.

La brise anime les gens comme un marionnettiste, elle imprime la vie sur les traits de leurs visages.

Le souffle, c'est la vie, se dit-il. Alors pourquoi le docteur est-il si persuadé que celui qu'il a senti dans sa poitrine sonnait comme une sentence?

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Par C: l'Affaire d'une nuit (rattrapage)

Mon enfant...L'affaire d'une nuit, l'affaire d'une vie.

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01 juillet 2017

Par "H" : l'affaire d'une nuit

Il lui expliqua que c’était l’affaire d’ une nuit. Mais elle était sceptique. Il s’attela à parler du doigté dont il allait faire preuve, de tous les ingrédients essentiels dont il allait user cette nuit et qui mettaient l’eau à la bouche rien qu’à les prononcer. Il parla de la douceur du feu indispensable. Elle ne voulait pas le croire n’ayant jamais eu l’occasion d’y goûter.
Il savait qu'elle était sur le point de céder.

Il avait promis de lui préparer une « Tangiya Marrakchia »
Je vous en donne la recette si vous voulez la préparer. Si  vous habitez Paris, Bruxelles ou Strasbourg, essayez de trouver un bain turc chauffé au bois ou un four traditionnel marocain pour la faire cuire, ce sera l’affaire d’une nuit.. Comme vous n’en trouverez pas, vous serez obligés de venir goûter ce plat sur place à Marrakech. Je serai votre guide, promis.

Dans une jarre en terre cuite,  vous mettez du  jarret de bœuf avec :  huile d’olive, safran pur, cumin, citron confit et gousses d’ail.
Vous recouvrez l’ouverture avec du papier de cuisson que vous scellez avec de la farine diluée en guise de colle.
Ce plat sera cuit à l’étouffée, la jarre enfoncée à moitié dans la cendre du feu d’un  bain turc ou d’un four à pain traditionnel au feu de bois, en fin de journée une fois le feu éteint. La cuisson dure toute la nuit,  en douceur jusqu’au matin.

C’est une recette du XIème siècle. La recette originale contient du beurre rance mais vous connaissez mon aversion pour le beurre et ses dérivés.
Je préfère ma tangiya plus soft à l’huile d’olive.

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