Le premier texte d’un marathon d’écriture est toujours facile à écrire…. Le virage du 2ème est toujours plus compliqué à amorcer.

L’idée du kasala m’a été donnée lors d’un tout récent atelier d’écriture auquel j’ai participé… Je me force un peu à sortir doucement de mes limbes. Je me suis réinscrite à mon cours de danse-méditation et regagné les lieux de deux ateliers d’écriture. L’idée c’est de préparer la rentrée prochaine quand ma fillette, devenue grande, partira faire ses études dans un encore autre pays. Je pressens que cela pourrait être difficile de me retrouver seule et me projette dans l’avenir, je me donne le temps de me retrouver, laisser émerger mes propres désirs. Cela va être bon aussi. Je n’ai pas encore tout à fait décidé de ce que j’allais faire de cette liberté. Etre raisonnable et songer à ma carrière ou pour une fois dans ma vie, virevolter au gré du vent et de mes envies et me laisser flotter,  apprendre à faire taire ma culpabilité de jamais assez de travail ? Je ne sais pas. L’âge avançant, je sais qu’il va falloir faire des choix ou des renoncements. Si je pouvais alléger le poids de ces renoncements, ce serait bien. Mais en même temps, si je pouvais achever un processus enclenché et pas terminé, peut-être que mon ego se trouverait flatté, mon emploi du temps allégé et mes fins de mois assurés. C’est l’allègement de l’emploi du temps qui me fait le plus rêver.

Ce billet est nettement moins flouté pouetpouetisé que le précédent, désolée… Mais les choses tangibles ont le mérite d’être solides… L’identité c’est bien mais est-ce que cela nourrit son homme ? Heu sa femme ?

Grâce à un dictateur mégalo et proprement inquiétant, il semble que nos projets d’avenir se soient quelque peu stabilisés. Comment peut-on être oriental par les temps qui courent ? Ah Montesquieu, désolée, c’est par élimination que je dus procéder. A choisir le pays le moins fou, j’ai joliment sacrifié mon désir de filiation, renoncé sans hésiter à l'été de 6 mois. Avec amertume mais sans vergogne. Tout cela n’a pas résisté au prix de ma liberté. La vache !!! Un dictateur abject m’a aidée à choisir. C’est un peu vexant en soi. Mais identité+ soleil versus liberté même sans soleil, ben c’est vite vu au final. Et puis il n’y a pas tortiller hein, même sans soleil c’est quand même en français que j’écris le plus volontiers. Même sans soleil.