25 mai 2017

Par A: La cafetière – le dosage- la perfection

 Quand j'ai lu "Je suis l'Italienne" le billet de H.,  j’ai aimé l’imaginer en train de faire son café au milligramme près, dosage respecté, gestes maîtrisés. Mon voisin du rez-dechaussée dont je hume le café – délicieuse odeur qui parvient jusqu’au 2ème-  doit le faire, tous les matins, avec la même concentration, délectation. Je me suis demandé s’il y avait une chose que je faisais avec autant de méticulosité. Sûrement pas le café. Ni le thé.  Ni la cuisine. Ni le ménage. Ni mon boulot. Ni la vie ? J’ai... [Lire la suite]
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24 mai 2017

Par H : Obsession

Les mouettes volaient au ras des ondulations de la houle, pendant que le ciel s’assombrissait. L’horizon plombé était étonnamment net. Le gris anthracite des nuages se démarquait du bleu profond et métallique de la mer. Les oiseaux s’évertuaient à piquer du bec entre les vagues pour remonter  un menu fretin,  avant que le vent du nord qui s’annonçait violent, ne les chasse. Pendant ce temps, sur la baie rénovée, les promeneurs déambulaient, les marcheurs s’activaient  et quelques courageux joggeurs allongeaient la... [Lire la suite]
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24 mai 2017

Par H : Je suis l'Italienne

A. m'a proposé hier soir,  comme thème d'écriture, de choisir un objet et de le faire parler de nous. Pourquoi pas ? Je suis sa cafetière et elle est complètement cinglée. Du matin jusque tard dans la nuit elle met mon derrière à contribution en l'offrant au feu et même pas doux quand elle est pressée. Je lui fais du bon café parait-il, mais ce n'est pas une raison suffisante pour me réduire de la sorte à l' esclavage. Je n'ai pas sitôt savouré l'eau fraiche dans mes entrailles quand elle me lave,  que de nouveau... [Lire la suite]
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24 mai 2017

Par H : Question de dosage

Vais courir en solitaire quelques heures. A. pleine d'entrain a écrit trois textes à la suite et est allée dormir. Moi je m'installe tout juste. Je l'avais prévenue A. que j'étais devenue un oiseau de nuit.J'aime quand tout le monde dort : la ville, la rue, les voisins, la maisonnée. Ce moment où le silence enfin s'installe si fort que le bruit des touches sur mon clavier semble une provocation. De temps à autre, bien que l'on soit en milieu de semaine  des fêtards passent en voiture , musique à fond, vitres baissées et pneus... [Lire la suite]
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24 mai 2017

Par A: Déserter ou pas ?

  Au bout d’un moment, après avoir tourné autour de son nombril, évacué le trop plein, vidé l’évier sale, aéré les cellules, on devrait pouvoir passer à autre chose non ? Je ne sais pas. Pour le moment, j’apprivoise mon clavier, mon appréhension de la page blanche. Je pense à mon amie H. et à toutes ses contraintes. Cela me fait sourire évidemment. Je me reconnais tellement dans ses contraintes ! D’autant plus qu’aujourd’hui je me suis observée en plein piège. En train de me piéger moi-même. Faisons bref. Attention je... [Lire la suite]
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24 mai 2017

Par H : Les portes

Page blanche. A. vient de poster et son texte m'a inspiré. Je dois en écrire un dans les plus brefs délais. Je me lance, merci A.Je suis l'enfant bavarde qui ne s'est jamais tue  depuis le jour où elle a ouvert les yeux  en parlant  la langue de sa culture avant celle de son pays d'adoption.. La langue de ses origines a été oubliée, perdue lors des passages de frontières en frontières depuis les steppes Anatoliennes jusqu'au pays du soleil couchant.Si la langue fut oubliée l'Histoire fut entretenue, embellie. Pays... [Lire la suite]
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24 mai 2017

Par A: Sans pouetepouèterie

Le premier texte d’un marathon d’écriture est toujours facile à écrire…. Le virage du 2ème est toujours plus compliqué à amorcer. L’idée du kasala m’a été donnée lors d’un tout récent atelier d’écriture auquel j’ai participé… Je me force un peu à sortir doucement de mes limbes. Je me suis réinscrite à mon cours de danse-méditation et regagné les lieux de deux ateliers d’écriture. L’idée c’est de préparer la rentrée prochaine quand ma fillette, devenue grande, partira faire ses études dans un encore autre pays. Je pressens que cela... [Lire la suite]
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23 mai 2017

Kasala par A

Depuis la rive nord de la Méditerranée, A, tente de se définir. Et puisque pour commencer à sortir du silence, il va falloir se hisser sur la pointe des pieds, A  pose les mains sur les hanches, jambes bien écartées, menton levé, elle lance son défi à elle-même. Redevenue enfant frondeuse, elle va écrire son propre kasala. Eh ouais, rien que ça.  Auto-louange comme arme de guérison de la névrose morose. Frémissez toiles d‘araignées, j’arrive, tremblez nuages bas du Nord, je vais vous crever, accueillez-moi, cieux... [Lire la suite]
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23 mai 2017

Par A : Plongeur, funambule ou somnambule ?

« Me voilà perdue » écrit mon amie H. Comment embrayer sur un tel programme ? Comment enchaîner sur une si belle entrée en matière ? Il est beau ton texte mon amie. Et évidemment j’aurais pu écrire la même première phrase. La 1ère seulement. H, est un peu ma sœur d’outre-méditerranée. Et je me demande à chaque fois que je me reconnais dans son écriture ce qui nous rapproche à ce point malgré nos vécus si différents. Peut-être juste la langue française ou le souvenir-désir de la langue turque (pour moi parfois plus... [Lire la suite]
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20 mai 2017

Par H :Le retour

Me voilà perdue. Je ne sais plus où j'en suis. Dix huit mois que je cours et la ligne d'arrivée reste toujours invisible. Arrive-t-on  d'ailleurs jamais quelque part? En petite foulée j'ai couru et cours encore, J'ai traversé les saisons et  n'en ai apprécié aucune.  Le soleil m'a brûlée, la pluie  aveuglée et le brouillard  glacée.  Les eaux traversées faillirent m'emporter.  Le vent pour m'encourager, m'a poussée,  mais il lui arrivait aussi de m'empêcher d'avancer.J'avoue m'être souvent... [Lire la suite]
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